Qui sont les Europa Scouts de Saint-Martin-de-Bréthencourt ?

 

Les maîtrises
Les maîtrises

Avant de nous présenter, interrogons-nous tout d’abord comme le père Jacques Sevin : « Qu’est-ce que l’esprit scout ? »

« C’est un esprit social (…) C’est un esprit loyal (…) C’est un esprit joyeux.(…) C’est surtout un esprit de dévouement (…)

Il n’est donc pas question de confisquer la religion au profit du Scoutisme, de naturaliser le surnaturel en plaçant le titre de Scout au-dessus de celui de chrétien. Les deux notions ne s’opposent pas, elles se compénétrent et se superposent suivant la volonté formelle du fondateur et de la hiérarchie providentielle. L’enfant se rend compte que religion et Scoutisme n’occupent pas dans son âme et sa vie des compartiments distincts, qu’il doit apporter à ses devoirs religieux la plénitude des qualités que le Scoutisme développe : loyalisme, personnalité, perfection du détail ; et que, d’autre part, il ne sera parfait Scout qu’en vertu des principes surnaturels qui feront déjà de lui le parfait chrétien, si bien que, former un vrai Scout c’est du même coup, – catholiques comme protestants l’ont bien compris – former un chevalier chrétien tout simplement.

Est-ce donc une telle exagération que d’identifier l’esprit Scout à l’esprit chrétien : il en est la fleur. Et quand cette fleur de chevalerie s’est ouverte une fois dans une âme d’enfant, le parfum lui en reste toujours. » (Extrait du livre « Le scoutisme » ,1930)

Animés de cet esprit scout, des paroissiens de Saint-Martin-de-Bréthencourt se sont mobilisés pour créer deux groupes Europa Scout. La volonté d’une pratique du scoutisme héritée de Baden Powell et du père Sevin, de dimension familiale et attachée à la messe traditionnelle a guidé naturellement les « fondateurs » vers les Europa Scout il y a un peu plus d’un an.

Aujourd’hui plus de quatre-vingt enfants du sud des Yvelines sont réunis autour des valeurs éducatives du scoutisme sous l’étendard des Europa Scouts. Quelles sont-elles ?

Ces valeurs peuvent se résumer à travers les 5 buts du scoutisme[1] :

  1. La formation du caractère: le sens de l’observation, l’analyse objective des faits, le jugement personnel, la volonté de regarder les difficultés en face et la capacité de les surmonter ;
  2. La santé physique recherchée par la détente au grand air, la pratique d’habitudes saines, les parcours sportifs et les sports d’équipe ;
  3. L’habileté technique: l’acquisition de techniques simples et variées, d’application pratique réelle et peu onéreuse sans enfermer le garçon dans des spécialités « techniciennes » ;
  4. Le service du prochain: les activités doivent aider le garçon à découvrir et aimer son prochain et à le servir en actes (pratique de la bonne action, secourisme…) ;
  5. La recherche de Dieu : la découverte personnelle de Dieu en développant le sens du sacré et l’esprit de contemplation à travers l’œuvre de Dieu.

Concrètement, comment se pratique ce scoutisme traditionnel ?

La pédagogie scoute distingue les enfants en trois branches selon les âges :

Les louveteaux et louvettes de 8 à 11 ans (branche jaune), les scouts et les guides de 12 à 16 ans (branche verte) et les routiers et guides ainées de 17 à 20 ans (branche rouge). Chaque branche délivre une pédagogie adaptée à l’enfant qui lui permet d’évoluer progressivement et de grandir dans la joie scoute.

Quel est le rythme des activités ?

Les groupes Saint Louis et Sainte Geneviève ont décidés de planifier leurs activités conjointement, et dans la même zone géographique. Les activités ont donc lieu aux mêmes week-ends, dans un périmètre rapproché afin de faciliter l’organisation des familles et ainsi concilier scoutisme et vie de familiale. En moyenne, les activités ont lieu toutes les trois semaines. Elles peuvent durer le temps d’un week-end, ou d’une sortie (fixée le dimanche). Enfin le camp d’été est le moment fort de l’année scoute. Les enfants préparent cet objectif toute l’année. Pour les plus jeunes, le camp s’étale entre 5 et 11 jours, pour la branche verte, il dure trois semaines. A ces activités peuvent se rajouter des « camps de Pâques » d’une période d’une semaine.

Enfin l’aspect financier ne doit pas constituer un obstacle à l’inscription des enfants au scoutisme.

Donc n’hésitez pas à contacter les chefs de groupe si vous souhaitez en connaître davantage avant d’inscrire vos enfants grâce la page contact !

En guise de conclusion, ces quelques mots du chanoine Cornette nous expliquent simplement pourquoi nos enfants doivent devenir scouts et catholiques :

« Meilleurs scouts parce que catholiques, meilleurs catholiques parce que scouts » !

[1] Extrait de « Bases fondamentales du scoutisme » Pierre Delsuc, Pierre de Monjamont, Henry Dhavernas et Michel Menu.